Numérique et enjeux de société par Gilles Babinet

August 18th, 2015

Transhumanisme ou Technochamanisme?

Article

Une question revient ; sans cesse. Elle se heurte aux limites de nos esprits raisonnables et de nos rationalités pour nous confronter finalement à l’irréductible puissance de la poésie, du corps et de l’intuition.

De l’objectivisme

L’objectivisme est souvent un mantra qu’évoque les acteurs de la Silicon Valley pour défendre l’esprit d’une Société de l’ultra-rationnel, une société où les arbitrages seraient parfaits car déterminés par la data. Une Société qui ignorerait la nature profondément irrationnelle des attentes collectives et individuelles, des groupes humains. Une Société qui arbitrerait en fonction de choix objectifs : réduire la criminalité (avec l’application Prepol et ses équivalents) ; optimiser les déplacements avec de la donnée  grâce à la géolocalisation et des aux learning machines ;  créer des protocoles médicaux plus fins, complétement individualisés, moins agressifs, massivement multifactoriels ; répondre à nos besoins avant même qu’ils ne se manifestent à notre esprit, tant nous sommes faits d’habitudes et parce qu’une large partie de notre quotidien est en fait machinal, ; et une infinité d’autres choses qui peuvent être facilement prévisibles et dévolues à la donnée. C’est finalement le futur comme projet prévisible qui nous est promis au travers de la donnée.

Objectiver des normes et les ériger en lois est dans une certaine mesure l’essence même des civilisations, depuis la naissance de la première civilisation summérienne du bassin mésopotamien, l’Antiquité grecque et jusqu’aux sociétés de la transformation numérique d’aujourd’hui. Il a fallu trouver les normes “objectives” qui permettent aux individus de s’accorder sur des arbitrages communs. Qu’il s’agisse du langage, de l’écriture, des normes sociales, de la Justice et du Droit, de la représentation du beau, de la morale, l’enjeu est de rendre possible un langage collectif, et accroitre la possibilité de réalisation d’un bien commun.

Cette capacité conformante s’est d’abord exprimée par la transcendance comme norme supérieure : La Révélation -Dieu ou, les Dieux- était incréée, elle s’imposait à tout, sous différentes formes suivant les Sociétés. Ce fut -et dans certaines régions du monde cela reste- un facteur d’harmonie sociale accepté, des millénaires durant. C’était l’époque du chamanisme réel : une société où le Symbole et la perception synthétique représentaient des notions supérieures. Les Rousseauistes y verront une ère idéale, celle de l’homme originel, en harmonie avec son milieu naturel, baigné dans la transcendance.

Puis est venu le temps de la dialectique, initialement avec les sociétés grecques et beaucoup plus tard en Europe, avec les lumières. La démonstration par la confrontation des idées, et l’invention du fait scientifique comme balise, si ce n’est centrale, en tous cas très représentative de la nature des sociétés contemporaines, occidentales. Cette société se passionnera pour le réductionnisme, dont on pourrait affirmer qu’elle en fit l’un des chapitres centraux de sa religion.

Les sociétés modernes s’appuient également sur l’éducation comme vecteur de conformation collective : apprentissage de savoir standardisé, normatifs au travers d’un processus de “libération” qui sert plus l’appareil productif qu’il ne permet un épanouissement collectif ou même individuel.

La question de savoir si, avec l’ère des machines, nous serions promis à vivre au sein d’une société objectiviste -au sens où l’entend l’auteure Ayn Rand- se pose avec une certaine acuité. La capacité normative des outils numériques semble en faire la démonstration. Notre mémoire s’efface progressivement, tandis que nous la déléguons aux machines ; nous devenons largement multi-tâches, tant les sollicitations des machines deviennent multiples. Tout cela, nous sommes des milliards à en faire l’expérience, et il y a lieu de craindre que plus les machines seront capables de s’introduire dans notre intimité, en nous connaissant sans cesse mieux, plus notre expérience de la réalité pourrait être conformée, semblable à celle de millions d’autres.

Cette idée que la raison, que l’objectivisme puisse représenter un état supérieur repose t’elle sur des éléments tangibles? C’est en réalité toute la critique de l’objectivisme qu’omettent de reprendre les tenants de son modèle, en premier lieu les chantres de la “singularité”, les acteurs de la Silicon Valley et leurs gourous. Car s’il est possible d’objectiver l’objectivisme, ce ne peut être qu’en fonction de choix partiaux et mesurables. Il en est ainsi des politiques économiques des sociétés, qui se font principalement en fonction du potentiel d’externalités mesurables : le PIB et le taux de chômage par exemple, en sont des baromètres fondamentaux, des sondes objectivistes des politiques publiques en matières d’économies. Or, même en restreignant le champ objectiviste au simple domaine économique, il est aisé de concevoir que ce n’est pas si simple. Quid du chômage comme élément de mesure dans une société qui voit le travail salarié disparaitre rapidement? Et quid du PIB dans un monde où la croissance ne peut plus s’étendre indéfiniment, ne serait-ce que parce que notre planète se révèle chaque jour plus comme le monde finit qu’elle est? Mais alors, la mesure de référence de l’objectivisme ne peut-elle pas s’appliquer à des notions plus fondamentales? La durée de vie? Le bonheur (que l’on mesurerait par la non-consommation d’anti-dépresseurs à l’échelle d’une société humaine par exemple)? Cela semble improbable tant la perception des valeurs fondamentales d’une société sont avant tout définies par… Elle-même et en fonction de ses propres éléments de fascination.

L’objectivisme, s’il devait exister, ne peut l’être que dans le cadre d’un projet humain, forcément momentanée, forcément biaisé, partial, et plus ou moins astreignant pour les individus composant la Société auquel il s’applique.

Imaginer qu’une rationalité économique, sociale, ou même sensible puisse gouverner nos choix n’est ainsi qu’une illusion tenace dans le monde naissait de l’élite numérique.

De la poésie ?

Mais il y a l’odeur de l’humus, les transports de la poésie, cette impression que parfois nous expérimentons que le monde est d’une profondeur qualitative que nous ne soupçonnons généralement pas. Retour à l’univers poétique. Un univers sur lequel la raison n’a aucune prise et auquel il est difficile d’imaginer que les machines n’y puisse -aussi perfectionnées que l’on puisse les imaginer- jamais s’aventurer tant elles n’en restent pas moins grossières, rustres, et vulgaires.

Il n’est pas ici lieu de s’épandre dans un romantisme nostalgique, mais de se demander si nous sommes réellement capable d’envisager tous les champs du possible pour l’humanité.

Y a t’il une seule raison de penser que nous devrions être sacrifiés, en tant qu’Humanité, sur l’hôtel du dogme de l’efficacité sociale? Vivre mieux? Eloigner la mort? La douleur? Cela nous interpelle sur la finalité supposée de nos Sociétés, leur luttes contre la douleur et la mort, qui semble être le facteur central de leur organisation ; et finalement leurs postures parfois compulsives : leur poursuite du bien-être et de facteurs de satisfaction à court terme : l’invention du sucre, des anti-dépresseurs, une fascination -accrue?- pour la sexualité,  etc.  

Ou de l’addiction?

Il faut savoir ce que nous voulons faire des machines. Dans un immédiat prévisible, nous les utilisons pour essayer de nous simplifier la vie, créer des gains d’opportunités aussi nombreux que possible : rencontrer des gens qui ont les mêmes centres d’intérêts que nous, optimiser notre agenda, consommer “malin” et au meilleur prix, disposer de médias de plus en plus personnalisés, etc.  Des interactions de plus en plus courtes avec des besoins immédiats. La notion de “consommation” s’étend ainsi à tous les aspects de notre vie. La musique illustre bien ce phénomène : la gratification issue de son écoute est plus immédiate : auparavant, on parlait de “rentrer dans une oeuvre” lorsqu’il s’agissait d’écouter un opéra de 3h et demi, et percevoir la beauté d’un mouvement musical qui ne se répète qu’à l’ouverture et à l’identique lors du dernier mouvement, plusieurs heures après, après avoir toutefois été répété entre ces deux instants en de nombreuses variations, dont certaines le rendant méconnaissable ; tout ceci faisant évidemment largement appel à la mémoire. Par cet exemple, on conçoit ainsi l’importance de la mémoire dans cette forme d’interaction culturelle. A présent, la moyenne de durée des oeuvres musicales est plutôt proche de 3 minutes et demi, et composé de phrases musicales immédiatement “consommables” ; simples à mémoriser, fredonner et, par définition, d’un petit nombre. Émerge ainsi une interrogation à l’égard de  la notion de qualité, ou le type de relation que nous voulons entretenir au monde, l’attention que nous voulons lui porter. Il semble que l’archétype mental -ou autrement la fatalité d’un monde technologiste-  qui nous unit ait fait le choix de la quantité des émotions – il serait plus approprié de parler d’impulsions- au détriment de leur qualité -on parlerait alors de présence, ou alors effectivement d’émotion, de profondeur d’émotion. Notre société contemporaine serait en réalité plus évoluée qu’en grande partie parce qu’elle est capable de raccourcir le délai entre l’impulsion et la satisfaction.

Du techno-chamanisme

Au préalable, quelques questions demeurent : un autre monde eut-il pu être envisagé? Souhaité? Est-il possible d’envisager que les machines créent des interactions autres que “mentales” ou encore dialecticiennes? Les machines peuvent-elles interagir avec nous autrement que sous forme de relations intelligibles? Elles ne créent pas de musique, ni d’art sous aucune forme. Elles ne sont pas non plus capable de simuler les environnements naturels évoqués plus tôt, du moins pour un futur prévisible. Ne sont elles donc pas handicapées pour nous projeter dans d’autres champs que celui de l’efficacité, de la distribution d’information, et de son traitement générique?

Pour que les machines puissent nous emmener ailleurs, encore faudrait-il que nous ayons un référentiel dans un univers, un univers poétique par exemple. Mais quelle est la mesure d’un univers poétique? Qu’est ce qui quantifie une émotion? Le fait même qu’il soit difficile de définir une valeur peu contestable dans les champs poétiques réduit le potentiel des machines à cet égard d’une façon drastique. Et ce qui ne peut être mesuré, ce que l’on ne peut calculer est, par essence, hors du champ de la machine, et de ses bénéfices potentiels.

Bien sûr les machines peuvent reproduire et diffuser des vecteurs  d’émotions : elles propagent ainsi  de la musique, du cinéma. Elles peuvent également créer des listes musicales qui répondent plus ou moins à nos goûts, au travers de savants algorithmes, censés s’appuyer sur ce que nous avons aimé par le passé pour dénicher ce que nous pourrions ensuite aimer. Les résultats de ce type de technologie, justement parce qu’ils ne sont pas fameux, font malheureusement la démonstration que les machines ont les plus grandes difficultés à s’adapter à la nature irrationnelle et émotionnelle de l’humanité (a).

Pourtant, parvenir à ouvrir cette dimension, permettrait d’aborder d’une façon différente la relation de l’humanité à sa perception du réel. La mort et la douleur, des notions qui se trouvent au coeur du bouddhisme, pourraient ainsi être éclairées de façon différente.

A défaut de simuler des réalités et de voir comment nous y réagirions, il existe quelques axes d’analyse. Les travaux menés récemment par le CHU de Liège en collaboration avec Mathieu Ricard ont permis de mettre en évidence que l’organisation neuronale du cerveau de ce dernier, au travers d’un effort rigoureux de plusieurs dizaines de milliers d’heures de méditation semblent avoir abouti à une reprogrammation très profonde de son système neuronal. Or l’on sait désormais, de façon scientifique, à quel point  la méditation est à l’origine de vertus nombreuses ; forte baisse de la dépression, de l’anxiété, meilleur métabolisme, système immunitaire renforcé, etc.

Il s’agit là d’éléments quantifiables, de même pour ce qui est du modèle organisationnel du cerveau. Et dès lors que la quantification est possible, une foule de moyen peut être envisagée pour aider à une modélisation du cerveau qui s’approcherait de celle du cerveau de Matthieu Ricard. On pourrait effectuer des méditations assistées, qui guideraient le pratiquant de sorte à favoriser les états modifiés de conscience, on pourrait éventuellement assister plus encore les méditations en utilisant des compléments chimiques et électriques. A la différence des états de conscience modifiés par les drogues, ceux-ci seraient conçus de sorte à ce que l’on puisse les reproduire de plus en plus facilement, dans des conditions de plus en plus naturelles, favorisant des situations d’autonomie, contraire aux états d’addiction.

Nous n’avons qu’une faible connaissance de ce que ce type d’approche pourrait éventuellement initier. Dans les années soixante-dix, quelques universités américaines ont cherché à travailler sur la modifications des états de conscience, menant à des résultats intéressants. Mais il faut reconnaitre que les résultats des travaux à cet égard confinent à peu près au néant, tant l’incapacité à mesurer de façon “scientifique” le champs phénoménologique  s’est révélé un obstacle dans la publication de recherches sérieuses.  

Il serait pourtant passionnant d’essayer de comprendre ce qui différencie un cerveau occidental de celui d’un Bushman botswanais. Sans doute en apprendrions-nous beaucoup sur les caractéristiques des peuples humains : leur relation à la perception, au groupe, à la nature, à l’émotion. De même, étudier le fonctionnement intime d’individus qui ont une posture alternative par rapport au groupe : artistes, personnalités spirituelles, sorciers, chamans, etc. serait certainement instructif et pourrait aller jusqu’à changer notre perception de la réalité, tant celle des “autres” pourrait nous sembler enviable, à minima à l’égard de certaines pathologies -stress, schizophrénie, etc.

Ces formes de “technochamanismes” pourraient avoir un impact sensible sur notre compréhension des humanités. Cette dimension potentielle du numérique est, avouons-le, totalement inexplorée à ce jour. Certes, dans la Silicon Valley, nombreuses sont les startups qui se dédient à l’exploration du cerveau. Toutefois la plupart d’entre elles se spécialisent dans la recherche d’un bien être immédiat qui se caractériserait par une baisse de l’anxiété, ou un renforcement de paramètres mesurables comme l’amélioration de la mémoire justement. Tout cela ne semble pas bien tenir compte du fait que les psychés humaines sont des écosystèmes complexes, nécessitant parfois d’avoir à affronter des tempêtes émotionnelles pour parvenir à explorer de nouveaux territoires.

 Le déductionisme, début ou fin?

De surcroît, l’idée initiale consiste à affirmer que le vivant est réductible. C’est certes une approche scientifique louable, mais le réductionnisme véhicule souvent l’idée implicite que la réduction est un phénomène linéaire. En d’autre terme que les ce qui est mesurable est la conséquence d’un ensemble de facteur qui se comportent selon des scénarios maîtrisables, sans sous-jacents. Or, les découvertes scientifiques successives nous démontrent justement le contraire : le mécanisme newtonien a été complété et succédé par le relativisme Einsteinien, lui même complété par les découvertes en physique des quantas de Planck et Born. La physique quantique démontre qu’il existe des ruptures de causalité réduisant à néant les approches réductionnistes, les travaux de Serge Haroche -le dernier prix Nobel de Physique français- paraissent montrer que ce qui se passe à l’échelle atomique peut tout aussi bien se produire à des échelles de tous types (b). Le champ de l’expérimentation scientifique commun n’est donc plus linéaire et réductible et, l’une de ses conséquences est qu’il n’y a aucune certitude que le Vivant puisse un jour être réduit, quantifié et mécanisé.

Dans ce contexte, les machines devraient alors se satisfaire d’une interaction avec des “phénomènes” des ensembles de facteurs mal maitrisés, mais qui peuvent être connectés aux machines. Sans réductionnisme, ou encore sans compréhension des facteurs qui président au fonctionnement de la partie vivante -humaine- on ne pourra que faire le constat que “ça marche” ou que “ça ne marche pas”. La relation  entre la machine et le vivant serait donc d’une nature “a-scientifique” ;  l’on saurait qu’une induction d’une telle nature produirait tel effet, mais on ne saurait pas pourquoi ; un peu comme le chaman sait invoquer les esprits, sans savoir quel est la nature profonde des phénomènes auxquels il fait face. Il s’agirait d’une forme de technochamanisme ; une capacité des machines à interagir avec les parties les plus intimes de notre esprit, une évocation de nos dieux cachés, sans pour autant savoir ce qu’ils veulent, au fond. Finalement, cela reviendrait à laisser aux machines l’espace de leur univers : ce qu’elle peuvent mesurer. Alors que l’univers qui compte aux hommes est précisément ce que l’on ne peut pas mesurer ; tant il nous dépasse .

 

(a) on notera par exemple qu’Apple met en avant le fait que ses playslists musicales sont composés par des humains et non par des robots.

(b) On ne peut à cet égard que recommander la lecture de “La Physique de la Conscience” ouvrage qui en rebutera plus d’un pour son volet spiritualiste, mais qui n’en reste pas moins rigoureux sur le plan scientifique. 

 

  • Niko Boo

    Cet article soulève des notions intéressantes bien que la méthode soit parfois, et pour le coup, réductionniste.
    Que mettons-nous derrière le mot machine par exemple, ou encore archétype? Le mental est machinale par nature, et l’archétype symbolique. Que symbolise la machine si ce n’est l’outil? L’enjeu est, il me semble, de savoir se positionner par rapport à ce dernier : maître ou esclave
    La qualité en quantité fait-elle partie du règne de la quantité? La quantité n’est-elle pas une qualité quantique ou encore du beau? Le tout est d’avoir une perception adaptée à chaque chose. Une forêt se regarde sans qu’on en compte les arbres.
    Concernant le technochamanisme, des technologies de ce types ont déjà exister il y à très longtemps et se poursuive de nos jours.
    Marc Auburn :

    LUCIA & SPIRITUAL EMERGENCES
    La spiritualité joyeuse

    Lors d’une sortie hors du corps il y a environ un an, quelque chose dont j’étais vaguement conscient à explosé en moi. Une évidence que j’avais oubliée. Alors en plein “ouragan” avec celle qui fut Padjma, une sortie inattendue de quelques secondes a eu lieu, alors que je m’étais détendu dans le bureau du magasin que nous avions ouvert à l’époque. Propulsé sans ménagement vers le haut, je n’ai eu que le temps de rejoindre une brume lumineuse, caractéristique d’un intervalle interdimensionnel. Et là, immédiatement, je fus noyé par quelque chose du genre: “voilà pour quoi tu es venu dans la dimension physique “. Bon, d’habitude je ne prends pas du tout au sérieux ce genre de truc. Les missions et moi ne sommes pas copains, et prendre n’importe quoi au sérieux non plus. Mais là ce fut très différent : la partie supérieure de moi-même ne polémiquait pas ni ne cherchait à me convaincre, elle ne discutait pas, elle m’a transformé, en un instant. Le “MOI” qui inonde le “moi” de sa puissance sans limite. Moi qui s’adresse à “moi”, vous pigez? J’ai redégringolé immédiatement dans la viande allongée dans le fauteuil, sidéré de la différence entre ce que je vivais sur le plan physique et l’importance de mon “boulot” ici bas. Le “MOI” qui est le “moi” véritable se fichait totalement de mes problèmes terrestres. Il n’y “pensait” même pas!
    Enfin quoi, le sol s’ouvrait sous mes pieds terrestres et il ne daignait pas même y jeter un coup d’oeil?

    Ce matin je me suis engagé à livrer le second livre, “OURAGAN”, à mon éditeur fin mars 2016.
    ….

    Le “job” se représente maintenant chaque fois que je monte en fréquence. A chaque fois le même “dossier” est au rendez-vous. Je crois que les vacances sont finies….

    Lucia remplit ses promesses. Pierre ( c’est un pseudo ) l’a testée deux fois le week-end des 24 et 25 octobre. Moins de 25 ans et néanmoins beaucoup de maturité. Il a trouvé cela très impressionnant et comme moi il ne comprend pas comment cela fonctionne. Nous avons testé avec plusieurs autres personnes prises au hasard, même résultats.
    Quelles que soient les théories explicatives, nous pouvons au moins commencer à examiner les effets, dont voici les principaux:
    1°) Forte hausse de la vibration énergétique
    2°) Reprogrammation neuronale.
    Plusieurs exemples semblent montrer que la technologie à un pouvoir de libération des addictions. Y compris si la personne n’avait à priori aucune intention de s’en libérer !

    Liberté est un mot qui revient.
    Beauté est un autre mot. On voit des choses d’une beauté surnaturelle.

    La relaxation qui s’en suit n’est pas de type hypnotique. C’est un repos, mais avec plus de lucidité. L’esprit apaisé retrouve sa vie, son intensité. Le contraire des drogues, légales ou illégales. Pas de sommeil, le réveil. Une conscience sereine, ouverte, qui se suffit à elle-même, bien dans ce monde et qui a aussi le pouvoir d’être ailleurs, les deux à la fois. Voici ce que plusieurs d’entre nous avons constaté, jusqu’à deux semaines après Lucia. Pierre, Angélique le confirment. Angélique témoigne aussi de manifestations d’ouverture spirituelle, des choses nouvelles, une porte s’est ouverte et quelque chose passe, c’est très net. Idem pour Pierre. Idem pour moi.

    Tout ça sans fournir le moindre effort. En quelques secondes, quelques minutes, on passe du rez-de-chaussée au 4ème ou 5ème étage.

    J’ai commandé la technologie. Elle va dans le sens que je cherchais. Nous avons beaucoup de travail maintenant.

    Nous allons proposer les premières séances près de Toulouse le vendredi 20 novembre. Puis des séances auront lieu à Paris entre le 28 novembre et le 15 décembre, leur organisation est en cours.

    Pierre et moi avons labellisé le truc, on lui a donné un nom de code:
    SPIRITUAL EMERGENCES.
    Ce qui signifie à la fois “URGENCES” et “ÉMERGENCES” spirituelles.
    Ca fait très “mission impossible ” je sais. Mais on a tous le droit de se marrer en gravissant les marches de l’évolution, non?

    PRE-INSCRIPTIONS A L’EVENEMENT LUCIA DE TOULOUSE LE VENDREDI 20 NOVEMBRE.

    Pour vous inscrire à l’événement Lucia de Toulouse, envoyez nous un mail à l’adresse suivante: spiritualemergences@gmail.com, en attestant que nous n’êtes ni atteint d’épilepsie, ni atteint de troubles mentaux graves, ni utilisateurs de psychotropes légaux ou non.

    Le tarif sera de 60 Euros par personne, comprenant une séance de “soundtable” à part. LUCIA sera expérimentée par clusters de 3 à 4 personnes maximum simultanément, ce qui limite à 50 personnes maximum cette première journée. Chaque séance sera précédée de 3 tests de deux minutes chacun au prix de 20 euros par personne (pour les 3 tests) Après les tests chacun décidera de faire le grand voyage ou non, il n’y aura aucune obligation. Dans ce contexte au delà de 50 inscrits nous pourrons ouvrir une liste d’attente pour cette première journée. LUCIA semble avoir un très fort impact dans au moins 70% des cas, nous ne sommes qu’au début des études. Plusieurs éléments nous donnent à penser que la technologie “soundtable” est la plus adéquate aux personnes les moins sensibles à LUCIA. La combinaison des 2 technologies est très prometteuse mais trop difficile à mettre en oeuvre en dehors de séances privées qui seront menées ponctuellement dans un premier temps à Perpignan.

    Nous sommes en cours de vérification des locaux pour voir comment il est possible de s’insérer autour de l’intervention de Claire Thomas, dans une salle annexe, avant son speech. Éventuellement elle nous laissera dire quelques mots à la fin de son intervention. Pour les aspects financiers futurs de Lucia nous sommes en réflexion. Après la phase de tests les tarifs seront autour de 100 à 150 Euros la demie heure, selon combinaison avec la SoundTable, mais incluant le concept S.E (Spiritual Emergences). On s’en souviendra plus que d’un séjour à Disneyland. On verra, tout ça n’est pas encore figé.

    ATTENTION, nous ne cherchons aucun effet thérapeutique, il y a un tas de gens qui veulent guérir un tas d’autres gens et ce n’est pas notre but, même si Lucia semble très efficace dans certains cas. Notre propos est de faire vivre de manière très rapide et très sûre la montée en vibration. Il s’agit exclusivement de progrès spirituel, d’expansion et d’exploration de la conscience et sur ces items on est plutôt sereins, ça envoie du lourd.

    ATTENTION N°2: On préfère éviter les personnes qui ont des risques d’épilepsie, ainsi que les personnes qui sont sujettes à des troubles mentaux, et ceux qui prennent des drogues légales ou pas. Si vous êtes utilisateur de psychotropes et que vous voulez expérimenter nos process d’émergence spirituelle il faudra d’abord cesser toute consommation, au moins dans la première phase de notre petite entreprise. Par la suite certains éléments nous donnent à penser que Lucia peut être une technologie puissante contre les addictions de toutes sortes, ce qui reste à vérifier rigoureusement par la suite.

    Nous voulons aller beaucoup plus loin. Rendre les gens autonomes en terme de maîtrise de leur propre niveau vibratoire et de leur état de conscience. D’abord en leur montrant ce que c’est, concrètement, grâce à ces deux technologies (Soundtable & Lucia). Ensuite en leur “transmettant” une base mentale et énergétique adéquate, puisque nous avons cette information. Pour cela on devra éviter de faire comme un gourou moyen, mais bon il s’agit bien d’informations encodées et transmissibles dans certaines conditions. Puis on indiquera un corpus de méthodes simples pour atteindre des niveaux similaires dans progressivement n’importe quelle condition. Le but est le voyage interdimensionnel conscient. Cet objectif ayant des caractéristiques précises, on pourra mesurer l’efficacité des méthodes et les améliorer en conséquence.

    En résumé le moment est venu de dépoussiérer la “spiritualité”. Pragmatisme, efficacité, rapidité, pas de dogmes et dans la bonne humeur. S’il y a un bouton “on/off” pour changer de dimension on veut le trouver. En fait on sait que les civilisations avancées ont trouvé ça, alors on veut leur pomper un peu de leurs inventions, si c’est possible.

    LUCIA ET SPANDA
    2 technologies-tremplin

    La technologie “soundtable”, sous les bons auspices de “Aor”, vient de trouver un nom de code: SPANDA.
    Ce qui signifie en sanscrit: Vibration, pulsation, création de l’univers différencié par la conscience et le son, pure liberté.

    Lucia et Spanda sont deux soeurs qui vont conjuguer leur talent pour vous replacer en orbite, vous faire regagner la liberté et la lucidité, une autre définition de la spiritualité.

    Ce sont deux outils que nous utilisons pour vous faire monter beaucoup plus haut. Puis vous pourrez vous affranchir de tous les outils, tel est le but de “spiritual emergences”.

  • Xmas

    “Elles ne créent pas de musique, ni d’art sous aucune forme.”
    Presque, http://electricsheep.org/ en est la preuve, mais toujours est-il qu’elles ont besoin de nous pour cela.

    Excellent article, qui respire le thème qu’il aborde 🙂

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